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[PHASE 1] Etat d'avancement du chantier - Octobre 2018

Rectification du profil des quais Saint-Brice et Vifquin sur 250 m

Les opérations en cours sur les deux quais visent au même objectif : la reconstruction, sur un tracé plus proche des façades des immeubles que du bord de quai, d’un pertuis (égout souterrain en béton armé. Cette étape à nécessité et nécessite encore d’importants travaux de déblais et terrassements, menés progressivement et en parfaite coordination avec les archéologues de l’AWAP (Agence Wallonne du Patrimoine).

Ces terrassements permettent de créer, par coffrage/ferraillage/bétonnage, un égout en béton armé de section carrée (et de +/- 2m de côtés) sur un peu plus de 250 mètres. En aval du pont-à-Ponts, les travaux sont en bonne voie d’achèvement sur ce point, puisque l’entreprise réalise actuellement le voile supérieur des derniers tronçons (et le raccordement au pertuis existant, au niveau de la ruelle Dalluin). La partie aval (jusqu’à l’ancienne Maison Croix-Rouge) devrait donc être achevée avant le mois de novembre.

La partie amont sur le quai Vifquin (entre la rue Cambron et le pont-à-Ponts) est en cours d’excavation et de butonnage (pose de poutrelles métalliques entre la paroi pieux et celle de palplanches, pour stabiliser cette dernière), et le ferraillage des voiles inférieurs du pertuis est entamé. Ici aussi, l’entreprise creuse jusqu’à -3m par rapport au niveau de sol existant, en deux paliers. Principalement constitué de remblais déjà fortement perturbés, le premier ne présente aucun intérêt particulier, selon les archéologues. Ces derniers sont par contre très attentifs au moment des excavations à plus grande profondeur, ce qui les a amenés à mettre au jour, ce mardi, des vestiges qui semblent correspondre à un abreuvoir dont la construction remonte à 1569. Ce dernier figure à cet endroit sur la Vue du fleuve de 1622 (voir fichier joint). Il a disparu en 1812 lorsque cet ancien quartier des tanneurs est devenu un quai sous l’impulsion du maire Charles-Henri-Joseph de Rasse.

Le troisième et dernier tronçon de ce futur pertuis reliera les deux premiers en passant sous le nouveau tablier du pont-à-Ponts.

Sur cette partie rétrécie du tracé du fleuve, le pertuis précédent s’adossait à l’intérieur du mur de quai existant, pour mémoire. Son déplacement vers les façades s’imposait dès lors avant toute démolition du mur de quai existant. Ces opérations, qui matérialiseront encore davantage l’élargissement de l’Escaut en cours, seront réalisées courant 2019 après la finalisation du pertuis des maçonneries du nouveau mur de quai : des pierres de taille doivent en effet être posées et maçonnées contre la paroi de pieux sécants avant qu’on ne laisse l’eau envahir ces zones.

Pont-à-Ponts

Les principales opérations en cours sont :

  • La finalisation des travaux de fondation de la culée (rive droite) du nouveau pont-à-Ponts
  • La préparation des opérations de mise en tension du pont : il s’agira, à terme, de mettre en traction puis de bétonner un ensemble de 17 tirants d’ancrage (composés chacun de 19 torons d’acier) qui vont littéralement « clouer » le tablier du pont en place, en rive droite.

Une nuit de fermeture à la circulation -qui pourrait encore intervenir en novembre- sera nécessaire pour poser les câbles (par le haut du pont, au travers de sa structure). Six semaines plus tard environ (donc fin 2018 ou début 2019), une semaine de fermeture supplémentaire sera nécessaire pour les tests de mise en tension et le bétonnage / séchage des éléments de précontrainte. Il s’agit bien de la semaine qui jusqu’ici était planifiée à compter du 15 octobre 2018, et non d’une semaine supplémentaire…

Pourquoi pas d’opérations pour l’instant en surface sur le pont ?

Une fois cette mise en tension réalisée, le pont adoptera son profil définitif et pourra à terme se passer de ses piles provisoires : une légère déformation -calculée et prévue- du tablier métallique interviendra lors de cette opération cruciale pour assurer sa stabilité à long terme. C’est ce qui explique que le revêtement final (en béton matricé, qui reproduit le rendu des pavés) ainsi que les garde-corps et caillebotis définitifs ne peuvent être posés pour l’heure. Ces derniers subiraient en effet des contraintes problématiques s’ils étaient fixés avant la mise en tension du pont.

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